24/05/2017

La RTBF, raciste et anti-belge: réactions

A la suite du faux documentaire présenté à la RTB « F» en décembre 2006 concernant « la » scission de la Belgique, - en accord avec le Vlaams Belang -, beaucoup de lecteurs de la presse quotidienne ont tenu à réagir. En voici quelques extraits :

 

 

1 M. Roger BODSON (Petit-Rechain)

 

1) Le Roi, un lâche?, in : Vers l’Avenir 16/12/2006

 (...) Un autre point de cette émission qui me révolte est la présentation de l'attitude de Sa Majesté le Roi, qui soi-disant se serait enfui dès l'annonce de la scission. C'est taxer notre Souverain de lâcheté que de le présenter ainsi, je suis sûr que son attitude aurait été tout autre en cas de crise majeure. (...)

 

 

2) " L’Unité de notre Pays ".

Je pense que comme moi, vous avez été nombreux à regarder l’émission fort controversée de la RTBF le mercredi 13 décembre, ce document-fiction, comme ils osent l’appeler traitait de la soi-disant déclaration d’indépendance de la Flandre et de ses conséquences.

Dans un premier temps j’ai été profondément choqué par cette émission ; surtout par la façon de la présenter et il fallut attendre 40 longues minutes pour l’apparition d’une bande annonce disant «  Ceci n’est peut-être pas une fiction » et une bonne heure «  Ceci est une fiction ».

Un des principaux reproches que je peux faire aux auteurs de cette triste mascarade est l’image qu’ils ont donné à l’étranger de notre Pays et surtout de notre Souverain. Je trouve inadmissible de faire passer sa Majesté le Roi pour un lâche qui fuirait le pays en cas de crise grave. Si par malheur une telle révolution ravageait notre Patrie le Roi ALBERT resterait j’en suis sûr à son poste et assumerait pleinement les responsabilités qui lui sont conférées par notre Constitution.

Le seul mérite que je trouve à cette émission est qu’elle a donné un fameux coup de pied dans la fourmilière et a fait comprendre à certains de nos concitoyens que la majorité des Belges ont attachement profond à une Belgique unie..

Par contre les réactions de la plupart des politiciens étaient franchement décevantes. Ils reprochaient surtout aux journalistes de venir jouer avec leurs gros sabots dans leur bac à sable. Je retiens surtout des déclarations des politiciens francophones qu’il faut une union pour obtenir une part raisonnable du gâteau en cas de partition de la Belgique. Ces messieurs-dames qui prétendent nous représenter sont préoccupés avant-tout par leur avenir personnel.

Ils nous bassinent, et les médias aussi, qu’un Néerlandophone sur quatre veut la séparation du Pays, mais les trois autres on n’en parle jamais. Qui leur demandera leur avis et qui demandera l’avis à la grande majorité des francophones qui veulent continuer à vivre dans une Belgique libre et unie. Je suis intimement persuadé que si l’ensemble de la classe politique se préoccupait plus du  «  Comment construire un  avenir commun » plutôt que de savoir quelle part de la dépouille du Pays ils obtiendraient cela irait beaucoup mieux pour l’ensemble de nos concitoyens du Nord comme du Sud. Réussir à construire ensemble un Pays n’est pas différent que de vouloir réussir sa vie de couple, sans une volonté commune de s’entendre et de se comprendre on court droit au divorce.

Mais, il est vrai que les problèmes linguistiques ont grandement favorisé la carrière politique de certains. Sans ces problèmes le plus grand exploit politique de certains dirigeants serait d’avoir lâché un veau dans les couloirs de la Chambre durant leur jeunesse.

Nous payons les erreurs du passé, car si à l’école nous avions appris la langue de l’autre partie du Pays bien des problèmes auraient été évités.

Handicapé linguistique ne connaissant que le français, cela ne m’a pas empêché de servir dans une unité bilingue, cantonnée en Flandre et le fait de courir sur la route de Scherpenheuvel au lieu de celle de Montaigu ne m’a jamais posé le moindre problème.

IL est temps, grand temps que la majorité silencieuse qui veut continuer à vivre dans une Belgique  Unie, Libre et Heureuse fasse entendre sa voix. Pour vous en convaincre je ne puis que vous inciter à lire et relire soigneusement le Mot du Président Bruno BERRENDORF et le discours du Général DEPOORTER.

 

L’UNION FAIT LA FORCE                                EENDRACHT MAAKT MACHT

 

EINIGKEIT MACHT STARK

 

Que Dieu protège la Belgique et le Roi.      God beware België en de Koning.

 

Gott beschütz Belgien und den König

 

 

2 M. Baudouin Meunier (Wierde), in : Le Soir 20/12/2006

 

LETTRE OUVERTE AUX WALLONS

Si l'on veut sauver le pays, comme le souhai­te apparemment la majorité de nos concitoyens, il ne faut pas seulement améliorer la percep­tion de l'autre communauté, il faut donner des signes clairs que l'on est prêt à « payer le juste prix ».

Le problème est d'abord cultu­rel. Notre « Lettre aux Wallons »

devrait leur demander ce qu'ils sont prêts à faire pour connaître la langue de la majorité des habitants. Vous avez publié les résultats d'un sondage à ce sujet. Il montrait un gouffre effrayant en­tre les pourcentages de bilingues au nord et au sud du pays. Pour­quoi ? Quel est le niveau de priori­té de l'apprentissage du néerlan­dais dans les programmes d'édu­cation de la Communauté françai­se ? Mais la responsabilité de no­tre déficit de connaissances est aussi individuelle : les francopho­nes sont-ils prêts à investir du temps et de l'énergie pour parler

l'autre (principale) langue parlée en Belgique ? Ont-ils conscience qu'en refusant cet effort, ils vo­tent contre la survie de la Belgi­que ?

Le problème est ensuite écono­mique. Où en sont Bruxelles et la Wallonie dans leur redresse­ment ? Le plan Marshall est cer­tes un pas dans la bonne direc­tion. Mais est-il suffisant ? Ici aus­si, la responsabilité déborde la sphère politique. Les syndicats de l'enseignement, les plus con­servateurs du pays, votent con­tre la Belgique en refusant les ré­formes qui doivent rendre notre éducation plus performante. Les travailleurs wallons votent con­tre la Belgique en considérant comme normal un taux d'absen­téisme équivalent à près du dou­ble de celui du nord du pays (...). Et, d'une certaine façon, tous les Albert Frère francophones ont voté et votent encore contre la Bel-gique en refusant d'investir dans l'industrie du sud du pays. Ces quelques exemples n'ont pas pour but de nous autoflageller. Ils suggèrent une autre voie que le front du refus prôné par les hommes politiques : faire les ges­tes de réconciliation qui donnent envie à nos amis du nord de conti­nuer à vivre ensemble. Nos lea­ders doivent donner l'exemple.

 

(à suivre)

10:55 Écrit par Johan Viroux dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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